Botox injection in larynx

Dans les dysphonies spasmodiques en abduction, il existe un défaut d'accolement postérieur des cordes vocales secondaire à l'hyperactivité des muscles crico-aryténoïdiens postérieurs.

Soigner grâce à la toxine botulique

L'association à un tremblement de la voix n'est pas rare, intéressant alors souvent également les mains et l'extrémité céphalique. L'interrogatoire retrouve très souvent un traumatisme psychique ou physique déclenchant. Le diagnostic clinique sera dans tous les cas associé à un examen fibroscopique, qui montre un larynx le plus souvent morphologiquement normal.

En phonation, la fibroscopie réalisée chez des patients présentant une dysphonie spasmodique en adduction, montre des mouvements de fermeture saccadée des cordes vocales, souvent associés à des contractions de la margelle laryngée.

Dans tous les cas, nous complétons l'examen clinique et fibroscopique par une évaluation vocale objective. Les paramètres acoustiques d'instabilité de la fréquence et de l'intensité jitter, schimmer sont très élevés, les paramètres aérodynamiques sont également anormaux: les pressions sous glottiques sont très élevées, les débits d'air phonatoires diminués.

Une autoévaluation du retentissement fonctionnel et physique de la dysphonie permet au patient, à l'aide d'un questionnaire, de quantifier la gêne individuelle et sociale provoquée par la dysphonie spasmodique.

Toxine botulique en ORL

Dès le diagnostic clinique établi, le patient est convoqué pour une électromyographie laryngée EMG. Il est prévenu dès ce premier temps que l'EMG pourra être associée d'emblée à une injection de toxine botulique. L'EMG couplée à l'enregistrement de la voix est réalisée à distance de la première consultation et va confirmer le diagnostic par l'enregistrement du muscle thyro-aryténoïdien ou muscle vocal dans les dysphonies spasmodiques en adduction, des muscles crico-aryténoïdiens postérieurs dans les dysphonies spasmodiques en abduction.

On observe souvent une activité spontanée de repos mais son absence ne récuse pas le diagnostic. En phonation, l'EMG révèle des tracés très riches et un défaut de synchronisation entre la phonation et l'activité électrique du muscle vocal. Les bouffées d'activité toniques précédant la phonation sont liées à la contraction excessive des cordes vocales stoppant le débit d'air phonatoire. Le traitement par toxine botulique a détrôné l'ensemble des autres thérapeutiques en particulier chirurgicales.

La toxine botulique est préparée en extemporanée et est injectée dans une seule corde vocale. Le patient est placé en position assise, tête légèrement défléchie, menton levé. Dans certains cas, le décubitus sera préféré, associé à une légère prémédication à visée anxiolytique. Le patient est averti des sensations ressenties et du bruit émis par l'appareil à électromyographie; on lui conseille de déglutir plusieurs fois avant l'introduction de l'aiguille pour éviter d'avoir besoin d'avaler sa salive pendant l'examen, ce qui provoque souvent le déplacement de l'aiguille.

Le plus souvent la pénétration intra cordale est marquée par un léger ressaut, repère assez fidèle confirmé par l'enrichissement EMG au cours de la phonation. Dans certains cous courts et adipeux, le repérage de la membrane cricothyroïdienne peut être très difficile. Je me repère souvent alors avec ce que j'ai appelé "le pli cricoïdien" qui est un pli constant au niveau du cartilage cricoïde. Dans la dysphonie spasmodique en abduction, beaucoup plus rare, l'injection est faite de manière unilatérale dans le muscle crico-aryténoïdien postérieur.

Le repérage est d'abord celui de la petite corne du cartilage thyroïde. On luxe ensuite légèrement le larynx vers le coté opposé, on obtient un contact avec le bord du cartilage cricoïde et le muscle est repéré un peu en arrière par l'enregistrement EMG constant de l'activité au cours de l'inspiration nasale.

On injecte alors la toxine dans le muscle crico-aryténoïdien postérieur le plus actif. En cas de résultats insuffisants, certaines équipes réinjectent ultérieurement dans le muscle crico-aryténoïdien postérieur controlatéral une dose plus faible.

L'expérience permet d'éviter le risque d'une injection d'emblée bilatérale et de provoquer une paralysie de l'ouverture glottique et donc une dyspnée potentiellement grave. Dans tous les cas, l'efficacité de la toxine botulique apparaît rarement avant la 48ème heure et peut même ne débuter qu'au 15ème jour. Les patients sont avertis de ce délai, au delà duquel l'absence d'amélioration signe le plus souvent un défaut technique dans l'injection ou plus rarement une erreur diagnostique.

Le bénéfice thérapeutique est, par définition, transitoire dans ce type de traitement et la réinjection 2 à 3 fois par an est la règle.

Ces effets secondaires seront gérés par des conseils de posture et un type d'alimentation qui sont consignés sur une feuille donnée au patient. Ils peuvent parfois persister jusqu'à un mois en post-injection mais sont paradoxalement bien tolérés. Ils peuvent être prévenus lors des injections ultérieures par une adaptation des doses. Ces effets secondaires sont bien diminués car nous n'injectons, à chaque séance, qu'une seule corde vocale. Associée à ces injections de toxine botulique, l'orthophonie, souvent déjà prescrite chez ces patients avant toute injection, peut être utile, fondée sur des techniques de relaxation.

Une prise en charge psychothérapeutique associée peut également être envisagée. C'est la dystonie laryngée respiratoire en adduction. Le trouble apparaît au cours de l'inspiration provoquant un stridor inspiratoire qui disparaît en principe pendant le sommeil.

Un processus de réinnervation aberrante après paralysie laryngée bilatérale provoquant des syncinésies dans les muscles réinnervés est parfois en cause. Chez les patients pour lesquels Scanner, IRM, et laryngoscopie ont permis d'éliminer une sténose laryngée, une ankylose cricoaryténoïdienne ou une infiltration tumorale, l'injection bilatérale de toxine botulique dans les muscle thyroaryténoïdiens apportera de bons résultats en diminuant leur activité paradoxale et en améliorant l'ouverture glottique en inspiration.

La dyspnée préalable pouvant être transitoirement aggravée par des phénomènes inflammatoires dûs à l'injection, ce traitement est systématiquement suivi d'une courte hospitalisation de 48 heures. Le traitement de la dystonie du larynx par l'injection de toxine botulique donne des résultats spectaculaires. Les techniques d'injection sont décrites ainsi que les traitements chirurgicaux associés.

Laryngeal dystonia alters phonatory and respiratory functions in ways that may differ according to the various clinical forms. Spasmodic dysphonia, however, is the most usual clinical consequence; it is characterized either and most often by an raucous, strained, jerky voice and dotted by vocal short stops, or, more rarely, by a breathed, murmured hardly audible voice. Laryngeal dystonia may also express itself by a permanent inspiratory dyspnea witch will increase with effort.

The authors describe the principal diagnostic data with are provided essentially by laryngeo-video-fibroscopy and laryngeal electromyography. Treatment of laryngeal dystonia by botulinium toxin is spectacularly efficient, with Injection techniques are described as well as combined surgical treatments.

In adductor spasmodic dysphonia and permanent inspiratory dyspnea, each thyro-arytenoids muscles are injected with 20 to 40 Dysport units or 5 to 10 Botox units, bilaterally; in abductor spasmodic dysphonia, we inject uni or bilaterally, 60 to 80 Dysport units or 15 to 20 Botox units in each posterior crico-arytenoïds muscles.

Le lifting des cordes vocales, façon Botox

Endoscopic or externeal laryngeal surgery is proposed to improve functional results when the effects of botulinium toxin injection are disappointing. L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.

Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles. Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.

Nous adhérons aux principes de la charte HONcode. Valider Annuler. Médecine générale Médecine interne Médecine légale Médecines complémentaires Neurologie, neuropsychologie Ophtalmologie Oto-rhino-laryngologie Pédiatrie Pharmacologie, Thérapeutique. Biologie, Bactériologie, maladies infectieuses Cancérologie Cardiologie, Médecine vasculaire Chirurgie générale et digestive Chirurgie orthopédique, Traumatologie Chirurgie plastique Chirurgie, autres Dermatologie, Vénérologie Dictionnaires et lexiques.

Endocrinologie, Nutrition, Métabolisme Examens de laboratoire Gastro-entérologie, Hépatologie Gériatrie Gynécologie, obstétrique, sage-femme Hématologie Imagerie médicale Immunologie clinique Médecine de rééducation Médecine du sport Médecine du travail.